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CHAPITRE 4 : Le fléau.
La croisade est arrivée sur les lieux du pèlerinage, sons de trompes en tous genres ont affolé les badauds.
L'équipage a rangé les montures dans la cour des hôtes qui les ont accueillis. Hôtes bien connus d'après
l'histoire, de maître Robin et de Joe sa mie… de pin !
C'est à ce moment que, chacun et chacune ont pénétré (!) dans le vif du sujet : le fléau ! Il est présent dans toute
la bourgade ! dans l'air, les boissons, les mets ; il est adulé, bu, mangé, fêté (et pété !). Les badauds arrivent de
tout le pays, les carrosses sont stoppés à l'entrée du village par le Prévost. Manants, gueux, gentilshommes,
gentes dames, damoiselles et autres circulent à pied. Submergés par cette foule en liesse, nos chevaliers et
courtisanes succombent au charme des étalages, goûtent, boivent de droite, de gauche le fléau et ne font plus
qu'un (ou deux) avec lui.
Maître Robin sonne la bombance du midi, nos hôtes ont préparé le banquet pour les croisés, soupe chaude et
mousse au chocolat ! Les mets apportés par les uns et les autres, ainsi que les boissons complètent le festin.
Point de troubadours ou de saltimbanques, mais deux ménestrels ont joué d'instruments à vent. Pendant ce
temps, certains preux se sont échangés quelques nourritures, mais pas de manières romanesques ! Certaines
courtisanes qui ne sont pas en reste, ont dévoilé une partie de leurs justaucorps et chainses. Pendant cette
réjouissance, maître Robin et un certain d'Artagnan (qui lui aussi en a décousu avec l'anglo-saxon) ont reçu des
mains de damoiselles Violette et Brigitte, un pourpoint chacun aux armoiries locales, soudoyés sur les
étalages. La première, un peu maligne, l'a enfilé par dessus le bliaud de maître Robin, tandis que la deuxième,
téméraire, mis à nu le torse de d'Artagnan (au plaisir de ces dames) pour le recouvrir du blason.


CHAPITRE 5 : Le retour
Pitance achevée, les braves se sont mis en route. Ouvrant la marche, maître Robin a dirigé la troupe au travers
de la foule pour quitter la bourgade Non sans avoir été interpellé par un troubadour qui lui a posé quelques
questions sur leurs étalons. La fraîcheur de fin de journée les a accompagné jusqu'à leurs gentilhommières.
Chemin faisant, certains on quitté la troupe ; sir Marc et Maryse sont, eux , repartis sur le territoire du nord-
ouest. Le reste s'est retrouvé au point de départ de la veille, s'est salué et a regagné ses castels plein de
nostalgie en disant à l'année prochaine.
Et depuis ce temps lointain, chaque année à la même date, l'histoire recommence.

Celle-ci a été tirée du grand livre de cérémonies : « Contes et Légendes de la Contrée lointaine du Nord-Est ».
Seul, demeure à ce jour un exemplaire de l'ouvrage ; ce fabuleux trésor est tenu dans un lieu secret que seul, le
Maître des histoires connaît. Et c'est grâce à son aval que, nous avons eu le plaisir de vous la rapporter.

PS : Toute ressemblance avec des faits ou personnages existants ou ayant existé, serait pure coïncidence.
PS2 : Pour les cartographes, géographes, topographes :
Contrée du nord-est…le Limousin
Pays du sud-ouest… région de Bordeaux
Province du nord-ouest…la Vendée
La chiche demeure du Duc qui surplombe la ville…La Rochefoucauld
Le gîte du soir…Cussac
Lieu du pèlerinage… Dournazac
Le manoir de Sir Phiphi…voir l'intéressé

Brigitte et Jacques RABAROUST

NDLR : Nos conteurs, pour ceux qui ne les auraient pas reconnus, roulent en Harley Davidson.

Qu'il est dommage si n'avez pas
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Donc, cette quinzaine de braves, accompagnée de ses
bien-aimées, s'est retrouvée en un lieu tenu secret, non
sans avoir été rejointe la veille par sir Marc et dame
Maryse, venus de la lointaine province du nord-ouest,
qui, d'après les histoires des troubadours, ont connu les
descendants d'un petit village qui a résisté à
l'envahisseur romain (mais c'est une autre histoire !),
pour prêter main-forte contre la horde Anglo-Saxonne
et élucider le mystère de la CHATAIGNE. Voila donc
que l'ensemble de nos preux, harnachés de leurs
armures de cuir, sous lesquelles ils portent des braies
en coton, lycra, résille… (choisissez ce qui vous
correspond), chevauchant de magnifiques montures de
métal et plastique pour certains !, et d'acier pour
d'autres, s'est mise en marche face au destin, par une
température inférieure à 0° .


CHAPITRE 2 : Le voyage aller
Sur la route, après un bref passage dans le brouillard, le peu de soleil
n'arrivait pas à réchauffer l'attelage qui s'étirait sur plusieurs lieux . Cet
attelage est accompagné par trois carrosses. Certaines courtisanes ont
préféré s'asseoir sur des sièges confortables et goûter une atmosphère
douce et chauffée, plutôt que chevaucher les montures (attention, nous
parlons des moyens de locomotion !). Courageux et bien-aimées
commençaient à se refroidir ; la tête de ce convoi est dirigé par un certain
Robin des Bois qui lui connaît un peu la province du nord-est, et qui,
d'après les troubadours, en a déjà décousu avec l'envahisseur Anglo-Saxon
; mais là aussi c'est une autre histoire ! Bref, ce noble paladin a arrêté tout
ce beau monde dans une grande gargote, pour se réchauffer et se
désaltérer. Il y avait en ce lieu beaucoup de manants, grands écumeurs de
route avec de grands ensembles attelés. Nos amis, faisant fi de tous
préjugés se sont réfugiés dans la bicoque sans trop de retenue. Sir
Thierry, engourdi, avertit : « le premier qui me monte sur les pieds, est un
homme mort ! » ; voilà l'assemblée prévenue ! Le tavernier leur a préparé
des boissons chaudes ( appelées café et chocolat) accompagnées de mets.
Sir Guytou offrit la collation à l'ensemble de l'équipage, qui l'a remercié
promptement de son initiative. La route a été reprise, les corps réchauffés
par cette halte, le soleil pointait davantage.


Sillonnant par monts et par vaux, la caravane s'étire sur la route paisible, quand ! tout à coup ! Sir Thierry se
sentit mal. Sa monture fit une embardée avant de s'arrêter sur le côté de la route. Que se passe t'il ? Pris de
vertige, de lourdeur d'estomac, Sir Thierry voulait bien « rendre » ce qu'il avait mangé quelque temps avant dans
l'auberge. Est-ce un poison vilement versé par le tavernier ? Est-ce une attaque sournoise des Anglo-Saxons qui
veulent ralentir la croisade ? Bref, après un court temps de repos, le brave enfourche de nouveau sa monture et
la caravane repart à nouveau.


Après une petite halte près d'un lavoir, la pitance de midi approche .
C'est dans les bois que nos vaillants et vaillantes ont été accueillis sous
une masure, par un disciple de maître Robin. Masure chauffée par le
brave homme.



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Après cette galvaudade, l'ensemble de la troupe s'est retrouvée chez un maître chocolatier tout de blanc vêtu.
Tout ce beau monde a découvert la fabrication du chocolat et sa dégustation. Bref, pendant cette initiation,
certains gentils hommes ont profité de la générosité (abondance de chocolat) de la gentille aide du maître
chocolatier. Réchauffés, repus de chocolat, nos amis sont prêts à reprendre le chemin en fin d'après-midi qui
les conduit au gîte du soir. Celui-ci a été atteint après une chevauchée sans histoire.
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Visite du château



L' HISTOIRE SANS FIN

Préambule
Oyez ! Oyez ! braves gens, damoiselles, damoiseaux, gentilshommes, gentilles dames, gueuses et gueux, laissez
nous vous conter une merveilleuse histoire.
Celle-ci se déroule dans la contrée lointaine du nord-est, distante de plusieurs lieux, située à une moyenne
altitude, et où, été comme hiver règne un rude climat. Recouverte de forêts, de lacs, d'étangs et de châteaux aux
murs si épais, qu'ils cachent encore de nos jours des secrets.



A tous moments, au détour d'un virage, vous vous retrouvez en face d'une forteresse, où vous vous attendez à
croiser Richard Cœur de Lion et son équipage, ou les fées et farfadets qui courent les bois. Ces preux vaillants,
harnachés de leurs armures aux armoiries flamboyantes, sous lesquelles ils portaient hauberts et bliauds,
chevauchaient de fiers destriers, recouverts également de métal pour les protéger des jets, traits et coups
d'épées des mauvais Anglo-Saxon !
Mais, il y avait d'autres dangers ; cette lointaine région est (encore de nos jours), rongée par un fléau. Ce fléau
envahit les arbres, champs, prairies, villages, boissons, et nourritures. Ses braves habitants, plutôt que s'en faire
ennemis, s'en sont fait un allié, l'ont domestiqué. A tel point que chaque année, fin octobre, les habitants de
cette contrée fêtent cette calamité, qui s'appelle : LA CHATAIGNE !




CHAPITRE : 1 Le départ
Un groupe de nobles du pays du sud-ouest qui ignorait tous ces dangers, mais qui avait entendu parler de cette
situation, fit fi de ces racontars et décida de braver l'inconnu pour se rendre sur les lieux. Ces valeureux se sont
retrouvés par un beau, mais rude matin de fin octobre, à la rencontre de deux prestigieux fleuves, qui eux-
mêmes se jettent dans un estuaire chargé d'histoires (et d'alluvions), qui lui se jette dans le grand océan qui,
comme tout le monde le sait est plat. D'ailleurs, les marins s'aventurent jusqu'à ses limites, et pas plus loin, de
peur de tomber dans le néant !

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Le repas s'est déroulé dans une
bonne ambiance
chevaleresque, boutades rires
et vins ont été de la partie.
Seuls manquaient troubadours
et saltimbanques. Rassasiés et
réchauffés, certaines dames
sont réapparues en selle.
Après cette bombance, Sir Phiphi brusquement se rappelle qu'il a quitté son manoir avec le chauffage en
marche. « Je me dois de retour ! », c'est pure folie que de prendre la route seul en pays ennemis ! « Que nenni
fois s'en dédit ! » et c'est ainsi que Sir Phiphi, fit fi de ces ont dit, prit son amie damoiselle Gisèle à partie, au
nez et au yeux de sa mie Annie et partit sans merci vers sa lointaine patrie ! « Nous vous rejoindrons en fin de
journée ! » Vif d'esprit, Annie sa mie, comprit et sourit à la plaisanterie de son mari.
Chemin faisant, maître Robin a détourné le convoi
vers un lieu saint. A première vue, il s'agit d'une
carrière d'extraction de menhirs ou dolmens, cela
dépend dans quel sens vous les regardez, où certains
et certaines rêvaient de repartir avec des fragments de
cailloux et les y installer dans leurs domaines.


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La route reprise les a menés en la chiche demeure d'un duc moraliste et écrivain, qui surplombe une ville dont
les habitants se nomment des « rupificaldiens ». Beaucoup de manants et badauds visitent ce lieu, maître Robin
connaît la châtelaine, celle-ci les autorisent en premier lieu à rentrer dans son parc avec armes et bagages. Les
destriers ont pris place devant le château à la demande explicite de maître Robin ! Les chevaliers et courtisanes
posent fièrement sur leurs montures,(nous parlons toujours du moyen de locomotion !) ; l'instant est
immortalisé par les maître-peintres, qui avec des appareils du diable, qu'eux seuls savent manier, figent la scène
pour l'éternité. Puis la duchesse fit entrer les étalons ! dans la cour du château, pour un nouveau tableau.


Le groupe a été accueilli par l'aubergiste, logé dans des dépendances, valeureux et valeureuses se sont
réchauffés et prirent quelques temps de repos. Maître Robin rappelle à tous, l'heure du festoiement du soir.
Chichement vêtus, les uns et les autres se retrouvent autour d'une table ronde pour commencer la soirée. Le
repas concocté de mets divers, arrosé de vin du pays Cathare se passe dans une ambiance chaleureuse. C'est à la
fin de celui-ci que le premier (et sournois) contact avec le fléau a eu lieu ! La liqueur de CHATAIGNE !
certains mêmes, ont failli vendre leur âme au malin pour s'abreuver de ce nectar luxuriant. La soirée s'est
poursuivie dans la grande salle de réception de l'hôte. Troubadours et saltimbanques étaient absents, mais deux
bouffons (sous les traits de maître Robin et Sir Phiphi) ont vite enflammé les convives. Montés sur une
estrade, nos deux baladins se sont mis à improviser un spectacle de scène, qui a vite dégénéré dans un début de
débauche vestimentaire et attitude subjective, les courtisanes n'en perdaient pas une miette !
La soirée festive s'est terminée par quelques pas de pavane, pendant que quelques braves s'initiaient d'avantage
au fléau ! Le noir manteau de la nuit recouvrait la région depuis un moment, quand tout ce beau monde
s'endormit (ou autre) dans les bras de Morphée (ou bien-aimée) pour un sommeil réparateur.


CHAPITRE 3 : Le matin
Encore un matin !
Cette fois-ci, c'est le blanc manteau du givre matinal qui recouvre la région ! Le petit déjeuner a été pour
certains, révélateur, pour d'autres, revitalisant.
Tout le monde le sait, les démarrages à froid sont souvent difficiles. Il a fallu pousser la monture récalcitrante
de Sir Damien pour l'aider à reprendre la route, pendant qu'un pur-sang toussait régulièrement (ou
irrégulièrement pour beaucoup), le temps de se mettre en température. Les rations d'avoine distribuées,
l'équipage s'est remis en route pour se rendre sur les lieux du pèlerinage par les petites routes pittoresques du
territoire du Nord-Est.


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Le repas
(A voir absolument)